Bio

Arnaud Le Gouëfflec a 45 ans et de nombreuses histoires à raconter. Son parcours d’auteur, aussi atypique que prolifique, se caractérise par un refus de se laisser enfermer dans un genre. A la fois romancier et scénariste de bande-dessinée, il est aussi chanteur et auteur compositeur. Le dénominateur commun : l’écriture, alimentée à diverses sources de fascination, du noir au roman-feuilleton à la Fantômas, de la SF à la pataphysique, de la bande-dessinée au rock.

Très tôt, je me suis dit qu’au vingtième siècle, et encore plus au vingt-et-unième, un écrivain ne pouvait pas faire comme si on était toujours au dix-neuvième, et qu’il fallait aussi quelqu’un pour écrire les histoires des BD, les paroles des chansons, qu’on pouvait être écrivain dans un monde multimedia.

Ses thèmes de prédilection : la nuit et ses mystères, l’errance, le secret et les personnages à multiples facettes, l’étrange et les puissances sans fin de l’imagination.
Le rock, surtout dans ses déclinaisons les plus étranges, occupe une place centrale dans son univers, et sa passion pour des figures hautement surréalistes comme Sun Ra ou Daniel Johnston a été largement développée dans les chroniques Face B qu’il signe tous les trimestres pour la Revue dessinée avec le dessinateur Nicolas Moog.

Photo : Ray Flex

Musique

Auteur compositeur et interprète de chansons, il a collaboré avec Dominique A, ooTi, John Trap, Olivier Mellano, Damo Suzuki, Jad Fair, Manu Lann Huel, Kim Giani, Eugene Chadbourne et Jimmy Carl Black, Thomas Poli ou Régïs Boulard. Des cassettes préhistoriques de ses débuts à son nouvel album l’Orage, il a bâti une discographie foisonnante, entre chanson et rock expérimental.

De telles fulgurances, de tels haï-kus de bile, Arnaud Le Gouëfflec en éparpille depuis la nuit des temps dans une discographie dont l’ampleur et les ramifications donnent le vertige... On tient bien là un héritier digne des Miossec, Dominique A ou Le Coq, autres maltraiteurs de la chanson française
Jean-Daniel Beauvallet, LES INROCKS.

Le Gouëfflec se montre donc expérimental et frondeur... Il manie l’art de l’inattendu, du tachisme textuel, de la répétition jusqu’à plus soif - ou, plutôt, jusqu’à ce que les mots perdent de leur sens habituel pour en prendre de nouveaux.
Valérie Lehoux, TELERAMA

En marge de ses chansons, Arnaud poursuit un travail sur l’enregistrement de drones et de musique psychédélique, documenté sous forme de cassettes, de CDrs, et de fichiers à télécharger en ligne.

Bande-dessinée

Scénariste de bande-dessinée, il a publié chez Casterman, Glénat, Delcourt, Fluide glacial, Sixto, Locus Solus, et collabore régulièrement avec la Revue Dessinée, le mensuel Fluide Glacial, la revue Schock ou Casiers, revue brestoise de bande-dessinée.
Passant d’un genre à l’autre, en décalant souvent les fondamentaux, il a abordé le western (Mondo Reverso), la science-fiction (Soucoupes, La Carte du ciel), le polar (Topless, J’aurai ta peau Dominique A), la biographie (Le Chanteur sans nom, Vince Taylor l’Ange noir, Lino Ventura et l’œil de verre), la BD historique (Le frère de Göring), la comédie (Michel).

Littérature

Écrivain, il a publié d’un côté des romans noirs (Basile et Massue, Le Guerrier Mouktar) et de l’autre des romans policiers marqués par le surréalisme et le psychédélisme, les aventures de Johnny Spinoza (Les Discrets, L’Irrésistible, La Noctambule). il a également collaboré à de nombreux livres associant textes et photographie ou, en collaboration avec le dessinateur Laurent Silliau, à des ouvrages marqués par la pataphysique.
Ses influences sont à chercher dans les polars de Jim Thompson ou Charles Williams, dans le Nestor Burma de Léo Malet, dans Fantômas ou Rocambole, chez Ray Bradbury ou Jack Vance, dans les dédales de la pataphysique,

Directeur artistique du Festival Invisible, rendez-vous brestois des musiciens inclassables, et du collectif d’artistes Le Studio Fantôme, il anime également depuis quinze ans le label “souterrain et mystérieux” L’Église de la petite folie.